Principes pour urbaniser vos services GED

20 05 2010

Auteur : Thomas Dechilly

Introduction

Ces cinq dernières années, les problématiques et usages liés à la gestion des contenus et documents se sont stabilisés. Les différentes solutions de GED, CMS, de travail collaboratif ou moteur de recherche,… permettent aujourd’hui de déployer les outils et moyens nécessaires à l’entreprise afin de mieux gérer ses documents numériques et la masse d’information associée.
Cette maturité toute relative du monde de l’ECM s’inscrit elle aussi dans un contexte plus général d’urbanisation des services informatiques. Ainsi, se pose une nouvelle question : comment positionner « les services GED » par rapport aux autres services informatiques ? Quelles solutions, quels protocoles et quelles attitudes adopter sur l’urbanisation afin de maîtriser le déploiement et l’évolutivité de ces solutions tout en optimisant leur amortissement ?
Dans cet article, nous reprenons les principaux points à identifier lorsque se pose la question d’un service GED unifié pour l’entreprise. D’autres articles à paraître reviendront sur certains aspects de cette problématique (couplage GED/Moteur de recherche ; couplage GED/Annuaire ; la GED comme référentiel de ressources pour votre intranet ; GED et archivage ; Bien utiliser les interfaces (IHM) de votre GED ; BPM, Workflow et processus documentaires ; …).

La GED comme service unifié au sein du SI

Les entreprises et organisations ont unifié leurs sites intranets, mis en place des solutions de gestion de contenus Web (CMS) ou ont déployé des outils de GED ou autres bases documentaires…
De leur coté, les éditeurs logiciels ont étendu l’adressage fonctionnel de leurs solutions afin d’être en capacité de répondre à la problématique générale de « référentiel de ressources numériques ». Ainsi la « fonction GED » se retrouve intégrée dans les solutions du marché sous différentes formes : module GED ou « Resources Library » complémentaire au CMS, Intranet ou encore ERP.
Les logiciels de GED ont également étendu leur spectre fonctionnel afin de permettre la mise en place de fonctions de publication Web (intranet et Internet), de collaboration ou autres fonctions métiers (configuration produit, gestion de documentation structurée, médiathèque…).
Dès que le Système d’Information d’une organisation est constitué de plusieurs services « de gestion de contenus », il devient vite critique d’unifier « la fonction GED » afin de répondre au besoin de « référencement et d’unicité des ressources numériques » et rationaliser ainsi l’investissement « GED ».
Deux grandes orientations sont alors envisageables :

  • Migrer les solutions existantes vers une unique solution couvrant les fonctionnalités attendues,
  • Mettre en place une architecture permettant d’urbaniser et d’intégrer ces différents services.

Nous développons dans cet article la seconde alternative. Nous considérons en effet le cas où le nombre et les caractéristiques des applications existantes rendent difficile une refonte totale du SI en ce qui concerne les applications de gestion de contenus. Une architecture modulaire « par service » restera plus évolutive (grands principes des orientations EAI).

Maîtriser le périmètre fonctionnel de la GED

Il faut préalablement définir les fonctionnalités de la GED à « unifier ». En effet, les éditeurs étendent en permanence la couverture fonctionnelle de leurs produits, il faut donc savoir arbitrer sur les fonctions à conserver pour chaque solution.
Ainsi faut-il plutôt conserver la fonction « portail » d’un outil de GED ou est-il préférable de coupler la GED au moteur de portails déjà déployé ? De même, faut-il utiliser le moteur d’indexation intégré à la solution intranet, utiliser celui de la GED ou  déployer une solution tierce complémentaire remplaçant les deux premières ? Ou encore, faut-il préférer les fonctionnalités collaboratives de la GED par rapport au CMS ?
Penser l’urbanisation des services de gestion de contenus et documents nécessite d’effectuer ces arbitrages.
Si de grands principes d’urbanisation peuvent être exprimés (section suivante), ces choix restent néanmoins dépendants de l’historique du Système d’Information, de la génération des solutions utilisées pour chaque service, de leurs capacités à évoluer, des roadmaps éditeurs, des usages, du niveau de déploiement de l’annuaire d’entreprise et bien évidemment du budget…

Quelques principes pour une démarche d’urbanisation GED

Avant toute chose, il est nécessaire :

  • De faire l’inventaire des services attendus par les utilisateurs, d’apprécier leurs spécificités mais surtout leurs criticités par rapport aux activités de l’organisation. L’arbitrage final sera toujours guidé par les objectifs fonctionnels à atteindre et le retour sur investissement associé. Il faut donc pondérer chaque service identifié par rapport à sa criticité et au ROI estimé,
  • De définir un périmètre fonctionnel « concentrique » pour chaque grand service. Dans ce cadre, il faut revenir aux fondamentaux :
    • Quelles sont les principales fonctions attendues d’une GED et leurs interdépendances?
    • Il est a minima nécessaire  d’assurer le référencement des ressources documentaires, leur classement, leur sécurisation,
    • Dans un second temps (de façon concentrique) viennent les fonctionnalités liées à la description (métadonnées), l’indexation, les états et statuts documentaires, la gestion des versions,
    • Puis les principes de gestion documentaire : réserver/libérer un document, valider…
    • Les fonctionnalités « périphériques », les plus distantes du cœur fonctionnel pourraient éventuellement être reportées sur des services externes : workflows, publication web, collaboration…
  • Une fois les périmètres fonctionnels établis, il s’agit de définir les flux de données/documents nécessaires :
    • Quels sont les services exposés : créer un nouveau document, récupérer un document, mettre à jour, liste de documents pour lequel un utilisateur donné possède des droits de lecture, liste des documents à valider…,
    • Quels sont les services requis pour l’interopérabilité : annuaire d’identités et de groupes communs entre les services,  connecteur pour un moteur de recherche externe,…

Le niveau de couverture du service GED unifié dépend des fonctionnalités attendues par les autres services et des capacités de la (ou des) solution(s) identifiée(s).
Dans ce cadre, les fonctions GED retenues peuvent éventuellement être simplifiées (exemple : stockage, classement, sécurisation, métadonnées), les fonctions étendues seront portées par des services spécifiques a priori plus performants sur leur domaine.
Par opposition, le niveau d’utilisation de la GED peut rester très avancé. Dans ce cadre, le niveau de compatibilité du produit identifié avec les besoins de l’entreprise en termes d’urbanisation devra être très important. L’outil de GED devient dans ce cas central dans l’architecture du SI.

Considérations techniques

Si l’urbanisation des services GED suit les grands principes d’intégration des applications d’entreprise, il y a néanmoins quelques spécificités techniques liées à la nature des informations échangées, nous en citons deux :

  • Unifier les référentiels d’identités et de groupes
    • Point essentiel de toute intégration d’applications mais nécessaire lorsque l’on aborde le domaine des contenus d’entreprise,
    • En effet, il s’agit de permettre une continuité entre les applications (accéder aux documents depuis l’intranet ou depuis le portail de recherche) afin de respecter les différents périmètres de confidentialité propres aux documents et informations produites par les collaborateurs,
    • Ainsi la diffusion d’un document sera restreinte à une certaine population tant qu’il appartiendra à une application métier spécifique et il pourra être diffusé plus largement lorsque publié sur l’intranet,
    • Les différents services doivent pouvoir accéder à un annuaire d’identités unique ainsi qu’aux définitions de groupes d’utilisateurs applicables.
  • Utiliser des standards EAI spécifiques à la GED: CMIS
    • Les éditeurs de solutions de gestion de contenus s’accordent actuellement sur la définition d’un nouveau standard : CMIS (Content Management Interoperability Services),
    • Ce standard doit permettre de faciliter l’interopérabilité entre les applications ayant à échanger des contenus ou documents ou effectuer des traitements sur ces informations,
    • Au moment de la rédaction de cet article, CMIS vient d’être approuvé par OASIS (Organization for the Advancement of Structured Information Standards) mais reste à un stade très générique de sa définition,
    • Les premières mises en œuvre au sein des plateformes ECM restent relativement basiques, certains services ne sont pas encore implémentés (ex : unification des mécanismes de propagation des droits).
    • A ce stade, il s’agit donc d’en rester aux principes et protocoles génériques d’intégration d’applications. L’intégration future de CMIS dans le contexte d’une architecture modulaire sera facilitée.

Conclusion

Le positionnement des fonctions GED comme service unifié au sein du Système d’Information de l’entreprise est une orientation forte, justifiée par la maturité des solutions ECM et le contexte général « d’intégration d’applications ».
Comme nous l’avons abordé, il n’y a pas de solution unique et standardisée pour l’urbanisation des fonctions GED, il y a néanmoins des principes forts qui peuvent guider la démarche d’intégration pour assurer l’interopérabilité des systèmes.
Une étude préalable des existants techniques et de l’expression des besoins est nécessaire afin d’établir l’urbanisation d’un SI pour ses fonctions d’ECM.
Enfin, l’aboutissement de standards comme CMIS devrait faciliter la démarche d’urbanisation.

Acronymes

CMIS: Content Management Interoperability Services
CMS : Content Management System (souvent utilisé pour « WCMS » ou gestion des contenus Web)
EAI : Intégration d’applications d’entreprise
ECM : Enterprise Content Management
ERP : Progiciel de gestion intégré
GED : Gestion électroniques des documents
OASIS: Organization for the Advancement of Structured Information Standards
SI : Système d’Information



Alfresco propose une première implémentation de la spécification OASIS CMIS 1.0 en « public review »

30 11 2009

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Disponible en téléchargement, cette version permet aux entreprises de tester ce standard de gestion de contenu et de participer à sa révision.

Alfresco Software annonce l’intégration de la version 1.0 de la spécification OASIS CMIS (Content Management Interoperability Services) dans Alfresco Community 3.2. L’objectif : permettre aux développeurs et aux entreprises de participer à son processus de test auprès du grand public (« public review »). Le comité technique OASIS CMIS a en effet récemment validé la version 1.0 de la spécification CMIS, qui a ainsi acquis le statut de « Committee Draft », et annoncé le début d’une « public review » d’une durée de deux mois.

Soucieux de proposer une formation dédiée à cette spécification, Alfresco organisera également le premier atelier CMIS, avec au programme, un tour d’horizon de la spécification CMIS et le partage de l’expertise acquise en la matière. Plus de renseignements : http://www.alfresco.com/about/events/2009/11/cmis_training/

La spécification CMIS a pour but de proposer une API commune, de type REST ou Web Services, exploitable pour le développement d’applications sociales et de gestion de contenu de nouvelle génération, universelles et programmées une fois pour toutes. Elle bénéficie du soutien d’un certain nombre d’éditeurs, dont Alfresco, Adobe Systems, EMC, IBM, Microsoft, OpenText, Oracle et SAP.

« Ceux qui doutaient de la capacité de la spécification CMIS à s’imposer comme standard vont devoir revoir leurs positions. CMIS aura un impact décisif sur le marché de la gestion de contenu. À présent, chacun peut tester par soi même CMIS via Alfresco et prendre part au processsus de public review », souligne John Newton, CTO d’Alfresco Software.

En qualité de membre du Comité technique OASIS, Alfresco propose une implémentation CMIS aux développeurs qui souhaitent participer r au processus de « public review », qui prendra fin le 22 décembre 2009. Le Comité technique OASIS, qui a lancé une invitation en ce sens, encourage vivement les utilisateurs potentiels et développeurs à livrer leurs s commentaires.

La version CMIS 1.0 en « public review » peut être téléchargée avec Alfresco Community 3.2 à l’adresse : http://wiki.alfresco.com/wiki/Download_Commu unity_Edition



Alfresco se distingue par une croissance exceptionnelle de son CA en 2008

30 03 2009

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Le spécialiste de la gestion de contenu Open Source affiche un chiffre d’affaires en progression de plus de 100% sur un an.

En France : Alstom, AMF, Bouygues Construction, CNP Assurances, la MAIF ou encore la SNCF figurent au nombre des contrats remportés par l’éditeur en 2008.

Dans un contexte économique mondial difficile, Alfresco Software, Inc. annonce avoir clos l’exercice 2008 avec un chiffre d’affaires en progression de 103% sur un an, marqué par une hausse de 92% entre le quatrième trimestre 2007 et le quatrième trimestre 2008. Alfresco a clôturé son exercice le 28 février 2009. La progression de son chiffre d’affaires sur un an s’explique par un nombre de contrats pluriannuels record, confortant encore sa position solide sur le marché.

L’éditeur s’est également distingué à travers plusieurs autres faits marquants sur l’exercice 2008 :

  • Une solide implantation auprès de sa clientèle, de la communauté et des entreprises
  • Plus de 270 nouveaux clients conquis, dont notamment en France : Alstom, AMF, Bouygues Construction, CNP Assurances, MAIF and SNCF
  • Le nombre de membres de la communauté Alfresco a doublé, atteignant aujourd’hui plus de 90 000 clients, développeurs et partenaires ;
  • La barre du million et demi de téléchargements logiciels a été franchie ;
  • Augmentation de 28% de ses effectifs ;
  • Plus de 90 nouveaux partenaires dans son réseau mondial d’intégrateurs systèmes ;
  • 18 partenariats conclus avec des OEM, avec notamment l’intégration d’Alfresco à Adobe® LiveCycle™ Enterprise Suite pour des services de gestion de contenu.

« Alfresco a réussi à faire évoluer le marché ECM, et ce en dépit de la situation économique, grâce notamment à des investissements constants pour le développement de ses produits et services, et à sa capacité à satisfaire les besoins des entreprises », précise John Powell, CEO d’Alfresco Software.

« Celles-ci se détournent à présent des systèmes propriétaires onéreux pour bénéficier des avantages du modèle économique Open Source. Ils peuvent ainsi économiser jusqu’à 96% sur le coût de solutions ECM propriétaires. Et compte tenu de l’élan qui nous a porté en 2008, de nos perspectives et de nos projets en matière de développement de produits, nous tablons sur une nouvelle année de croissance substantielle en 2009, avec notamment la poursuite de notre expansion géographique », ajoute-t-il.

Des produits précurseurs sur le marché

Alfresco Enterprise 3.0, alternative Open Source à Microsoft SharePoint et premier produit totalement compatible avec le protocole SharePoint, offrant un choix différent aux utilisateurs Microsoft, et autorisant les entreprises à utiliser un environnement hybride avec Linux ou Windows, Java ou .Net, MySQL ou Oracle ;
La version 2.2 de la plate-forme Alfresco WCM, qui garantit une évolutivité accrue et le déploiement de fermes web sur des sites d’entreprise ;
Sous l’autorité de son Président & CTO John Newton, première implémentation du projet de spécification CMIS (Content Management Interoperability Services) sur le marché, visant à assurer une interopérabilité entre référentiels de contenu ;
Premier à mettre au point une intégration CMIS avec le module Alfresco: Joomla!™.

« Nous sommes prêts en 2009 à poursuivre notre offensive sur un marché en pleine mutation, avec notamment la ratification attendue du standard CMIS (Content Management Interoperability Services), et à œuvrer en faveur d’une réelle interopérabilité entre référentiels de contenu », ajoute John Newton, par ailleurs membre du comité technique CMIS OASIS. « En ce qui concerne la roadmap produits d’Alfresco, nous axerons nos efforts sur l’élaboration de fonctionnalités destinées aux systèmes plus complexes et sur les services simplifiant la tâche des utilisateurs. »

Alfresco a remporté, pour la deuxième année consécutive, le trophée BOSSIE (Best of Open Source Software Award) d’InfoWorld, pour lequel Alfresco Labs a été élu meilleure solution de gestion de contenu Open Source ;
Classé, pour la troisième année consécutive, au palmarès EContent des 100 entreprises qui comptent (« Companies that Matter ») ;
Sélectionné par Audemars Piguet et l’European Tech Tour Association pour le « Next Gem Award », qui récompense la meilleure jeune entreprise ;
Elu « Choix de la rédaction » par Business Computing Magazine ;
DM Magazine a décerné à Surrenda-Link, client d’Alfresco, le prix 2008 du projet de gestion documentaire dans le secteur privé ;
Linux Magazine l’a cité parmi les 20 entreprises à surveiller en 2008.